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Voyages et échanges

 
 

30ème anniversaire du comité de jumelage du district de Wesendorf

 

Après l’accueil des délégations pour ce séjour du 30 avril au 4 mai, par le maire du district de Wesendorf, les visiteurs et leurs hôtes étaient conviés à la traditionnelle plantation de « l’Arbre de Mai ». Fête festive et populaire, l’occasion de boire la bière de Mai, spécialement brassée pour l’évènement. L’arbre de mai est en quelque sorte un symbole identitaire et fédérateur des citoyens d’une commune. Sur cet arbre sont accrochés les blasons des associations et clubs de la commune, chacun pouvant ‘se reconnaître’ au sein de la communauté ainsi affichée. Pour cette cérémonie festive, la fanfare de la commune précèdent les porteurs de l’arbre qui est ensuite hissé au moyen d’un engin mécanique. Au pied de l’arbre, on peut consommer bière et saucisse, et manège pour les plus jeunes. Le lendemain, soirée souvenir anniversaire pour les 30 ans de la création du comité de jumelage avec animation musicale des Polonais, et chants. Remise des diplômes souvenirs aux ‘pionniers’. Séquence personnel entre Willy Weber et moi-même, honorant les toutes premières relations entre nos deux communes. Moment émouvant lors de la visite du camp de travail de Mittelbau-Dora près de Nordhausen. Près de l’entrée, une stèle au pied d’un rosier, où est écrit : « des survivant français du camp de Mittelbau-Dora ont planté cette rose le 11.04.2007, jour du 62ème anniversaire de la libération du camp, en signe de la réconciliation franco-allemande. Plus de 2000 Français sont morts entre 1943 et 1945 dans le camp de concentration de Mittelbau-Dora. » La rose porte le nom de la chanteuse française Barbara ; sa chanson "Göttingen" est devenue le symbole de l’amitié franco-allemande (années 60). Dès 1936, le camp reçoit des prisonniers politiques, puis en 1939 des prisonniers ethniques et des civils des pays voisins : F. B. NL. PL. H … Environ 15 000 prisonniers vivent et travaillent dans les tunnels longs de 1km800. Les baraquements en bois seront construits en 1944. Près de 60 000 personnes seront détenus dans le camp ; on comptera 20 000 morts. Les prisonniers travaillaient à l’armement des V1 et V2 de Werner von Braun. Le camp sera bombardé en 1943. 40 camps de ce type seront construits en Allemagne.

Midi, repas dans un restaurant à Nordhausen dont les vitres sont comme des vitraux d’église. Et ensuite dégustation copieuse de spécialités de schnaps puis visite de la distillerie locale ‘Echter’ connue depuis des siècles. Lundi matin à Wahrenholz, rendez-vous pour le ‘workshop’, temps officiel du projet européen permettant de glaner les subsides de l’Europe nécessaire à un tel rassemblement entre 5 nations. Trois exposés ont été présentés : Votre serviteur à présenté les recherches du CDRE sur les ’Poilus’ de Demouville. Willy Bindig a proposé des photos qu’il a commenté sur Wesendorf au temps du IIIème Reich. Un jeune Lituanien a narré l’histoire d’un patriote ayant réussi à fuir le pays annexé par l’URSS, et revenu en combattant des forces alliées. Au nom du CDRE, j’ai remis quelques brochures des Poilus de Demouville au Jumelage et aux communes allemandes. Une journée a été consacrée à la visite de DÔMITZ, petite bourgade au bord de l’Elbe, et longtemps ‘coincée’ de par sa situation géographique, à la frontière RFA - RDA. Depuis la réunification, un nouveau pont relie les deux rives de l’Elbe. Dans un premier temps, la visite guidée est proposée à l’intérieur du château, dans la salle de la ’Poudrière’, la partie la plus ancienne et la plus impressionnante. Comme son nom l’indique, elle abritait la poudre à canon dans ses murs d’une épaisseur de 3m. Puis, dans un second temps, la visite est libre dans les étages et les expositions, puis pour parcourir les extérieurs. La forteresse fût bâtie sur l’ordre du duc de Mecklenburg Johann Albrecht (Jean d’Albret). À base de briques et de tuiles, la construction a duré de 1559 à 1565, et se présente sous la forme d’un pentagone régulier, entouré d’un fossé. Elle permettait le contrôle le trafic sur l’Elbe et d’assurer les droits de douane du port de Dömitz. Pendant la guerre de 30 ans, la forteresse fût prise et reprise à 3 reprises. En 1800, la forteresse est la résidence du duc Karl Léopold. Napoléon vient en 1810 guerroyer dans le secteur. La forteresse n’a joué aucun rôle lors de la 2ème guerre mondiale, ne comportant plus aucun moyens de défense. Par contre, les civils s’y sont réfugiés lors des attaques aériennes. Les Américains libèrent la ville le 1er mai 1945, puis se retirent 8 semaines plus tard. Les Russes qui étaient présents depuis le 3 mai s’emparent de la ville. Dömitz périclite car elle est située dans un secteur interdit à toute circulation.

 
 
 

 
 
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